4 November 2015

Enwrapped in a Shroud of Indifference

Henri Murger, The Bohemians of the Latin Quarter (Paris: Société des Beaux-Arts, 1905), p. xxxviii:
In artistic struggles it is almost the same as in war, the whole of the glory acquired falls to the leaders; the army shares as its reward the few lines in a despatch. As to the soldiers struck down in battle, they are buried where they fall, and one epitaph serves for twenty thousand dead.

So, too, the crowd, which always has its eyes fixed on the rising sun, never lowers its glance towards that underground world where the obscure workers are struggling; their existence finishes unknown and without sometimes even having had the consolation of smiling at an accomplished task, they depart from this life, enwrapped in a shroud of indifference.
Henri Murger, Scènes de la vie de Bohème (Paris: Larousse, 1900), p. 21:
Il en est dans les luttes de l'art à peu près comme à la guerre: toute la gloire conquise rejaillit sur le nom des chefs; l'armée se partage pour récompenses les quelques lignes d'un ordre du jour. Quant aux soldats frappés dans le combat, on les enterre là où ils sont tombés, et une seule épitaphe suffit pour vingt mille morts.

De même aussi la foule, qui a toujours les yeux fixés vers ce  qui s'élève, n'abaisse jamais son regard jusqu'au monde souterrain où luttent les obscurs travailleurs; leur existence s'achève inconnue, et, sans avoir même quelquefois la consolation de sourire à une œuvre terminée, ils s'en vont de la vie ensevelis dans un linceul d'indifférence.
Illustration from the 1850 edition