20 July 2015

Tour de France

Étienne Martin Saint-Léon, Le Compagnonnage, son histoire, ses coutumes, ses règlements et ses rites (Paris: Armand Colin, 1901), p. 257 (my translation):
Our compagnon is alone at last. He advances with a firm step but, despite his apparent equanimity, he is a little upset. He suffers from that vague sense of melancholy which visits us when we turn a new page in the book of life, a book leafed through so quickly. We feel it when we say goodbye, perhaps forever, to a place, to people, or to things we associate with fond memories: it is regret for a time that already belongs to the past, instinctive fear of the future, and the apprehension of a traveller who has just left a safe haven where he rested for a few hours, and resumes his journey into the unknown.
The original:
Notre compagnon est enfin seul. Il s'avance d'un pas ferme, mais, en dépit de son apparente impassibilité de tout à l'heure, il est un peu ému. Il éprouve cette vague mélancolie qui nous visite lorsque nous tournons une page nouvelle de ce livre de la vie si rapidement feuilleté, lorsque nous disons un adieu peut-être éternel à un lieu, à des êtres ou à des choses auxquels s'associe pour nous un souvenir heureux: regret d'un temps qui déjà appartient au passé, crainte instinctive de l'avenir, inquiétude du voyageur qui vient de quitter l'asile sûr où il s'est reposé quelques heures et qui reprend sa route vers l'inconnu.
I suppose everyone fantasizes about other lives. If I were 20 years younger and French, I should like nothing better than to learn a trade as a Compagnon du Tour de France.