25 September 2013

Cultivation of the Mind

Baron Jérome-Frédéric Pichon (1812-1896) in a letter to Georges Vicaire (1853-1921), quoted in the Almanach du Bibliophile (1899), p. 94. My translation:
For many people the newspaper has killed the book, and the education of today's youth is certainly not the same as ours, which in those days was confined to a thorough study of antiquity's greatest works. It was a wonderful and enriching cultivation of the mind, making one fit for all kinds of study in the same way that successively working and fertilizing the land prepares it for bountiful harvests. The modern reformers have not understood this. People do not speak Latin any more, so why learn it? They did not realize that, when one learns Latin, one learns something more than just how to speak it. The knowledge or ignorance of that admirable language is instantly apparent in works written in our own French, that noble and dignified daughter of Latin.
Pour beaucoup de gens, le journal a tué le livre, et surtout l'éducation de la jeunesse actuelle n'est pas la même que la nôtre. Celle-ci se bornait autrefois à l'étude approfondie des chefs-d'œuvre de l'antiquité. C'était une admirable et féconde culture de l'esprit. Elle le rendait propre à toutes les études et le préparait, comme les labours successifs et les engrais disposent la terre à produire de riches moissons. Les réformateurs modernes ne l'ont pas compris. On ne parle plus le latin, pourquoi l'apprendre? Ils n'ont pas su que, quand on apprenait le latin, on apprenait autre chose qu'à le parler. La connaissance ou l'ignorance de cette admirable langue se fait sentir immédiatement dans les ouvrages écrits dans la notre, cette noble et digne fille du latin.  
Detail from the cover of the Almanach du Bibliophile for 1899
"J'y perds mon latin," says the younger to the older man.